Désinfection écologique des eaux
 4 comentaires
AJSMAIL (01.10.2011) Actuellement j'utilise les noyaux de dattes aprés Broyage comme aliment de Bétail je serai trés interréssé de connaitre tous ce qu'on peut faire avec les noyaux . Merci de m'informer e-mail: idramace 16@voila.fr
Rahmine (08.03.2011) Je suis chercheur dans le domaine de l'environnement, notamment dans le traitement des déchets par les noyaux de datte. Pourriez vous me donner les coordonnées de chercheurs qui ont traiter ce problème a l'Université de Seville. Remerciements
mezno (30.11.2010) Toutes mes felicitations pour ces resultats de recherche
zineb (18.11.2009)
Désinfection écologique des eaux Une équipe de chercheurs de l'Université Polytechnique de Valencia (Département "Ingeneria Rural y Agroalimentaria") a développé un prototype de projecteur de rayons ultraviolets C (ou UVC) dans le but de désinfecter et réutiliser les lixiviats issus des cultures hydroponiques sous serre. - La dépollution par les UVC
Son utilisation permettrait des économies en eaux et fertilisants estimées à environ 20%.
L'appareil est composé de tubes contenant de la vapeur de mercure à basse pression qui, lorsqu'elle est excitée par un gaz, libère des UVC. La radiation UVC étant beaucoup plus énergétique que celle de l'UVA, ce prototype est capable d'éliminer plus efficacement (disparition à 100% de deux espèces de champignons) et plus rapidement (quelques secondes suffisent) les produits chimiques comme les chlores et les oxydants, mais aussi les organismes vivants, c'est-à-dire les virus, bactéries, champignons et algues. Cependant, l'eau conserve sa couleur, son odeur, son ph, sa conductivité et sa chimie puisqu'aucun agent chimique n'est utilisé.
Actuellement, les chercheurs tentent d'améliorer le prototype en réduisant le temps de traitements nécessaire afin d'obtenir une désinfection efficace à 100% : leur objectif est d'atteindre une durée ne dépassant pas une seconde. Enfin, ils travaillent également à l'adaptation de la technique à la désinfection des agrumes ; une fois que sera déterminée la dose adéquate pour ne pas brûler la peau, cette technique permettra d'éviter l'utilisation de fongicides qui laisse de nombreux résidus.
- La dépollution par le grignon d'olive
Il existe deux principaux types d'huiles d'olive : les huiles dites "vierges" et les huiles dites "raffinées". Dans le premier cas, l'huile est produite par pression "à froid" des olives dans les 24 heures suivant leur récolte. Les déchets solides qui en résultent sont appelés grignons et contiennent encore 15% d'huile. Celle-ci peut être extraite par des solvants comme l'hexane (produit de l'industrie pétrolière qui sera ensuite plus ou moins éliminé par distillation sous vide) afin de produire l'huile raffinée. Le grignon résultant de cette dernière pression dite "à chaud" est donc chargé de matières chimiques toxiques.
L'équipe d'Emilio Benitez León (Estación Experimental del Zaidin - CSIC - Granada), a découvert que le traitement par lombricompostage de ce grignon d'olive permettait sa décontamination, et que ce "grignon-propre" était alors également capable de permettre la décontamination rapide des sols pollués par un hydrocarbure. En effet, l'épandage de ces résidus d'olive, préalablement dépollués par les différents vers et microorganismes, est capable de réduire de 30% la teneur des sols en trichloréthylène en seulement un mois. Cet agent extrêmement toxique, classé comme "carcinogène probable" par l'IARC , est utilisé comme solvant dans certains processus industriels comme le dégraissage des pièces métalliques ou le nettoyage à sec des vêtements. Bien que faisant partie des contaminants chimiques les plus résistants à la biodégradation en conditions aérobie, cet agent reste actuellement couramment utilisé.
Ainsi, cette technique de dépollution présente un double avantage écologique : celui d'éliminer la contamination des sols en hydrocarbures, et celui de valoriser un résidu industriel toxique généré en quantités monstrueuses par les pays méditerranéens. Un exemple : l'Andalousie produit annuellement 3 100.000 tonnes de grignons...de quoi dépolluer de nombreux hectares...
-La dépollution par les noyaux de dattes
Des chercheurs de l'Université de Séville ont mis au point, en collaboration avec une autre équipe marocaine, une technique écologique pour diminuer la contamination des eaux et des sols par les pesticides : l'utilisation de noyaux de dattes. En 2008, cette même collaboration hispano-marocaine avait comparé les pouvoirs absorbants de différents déchets organiques pour un ensemble de pesticides, et avait conclu que les noyaux de dattes présentaient les meilleurs résultats : avec seulement 0,5g de noyaux de dattes, 90% des pesticides étaient éliminés d'une solution de 50ml de concentration 0,5micro-g/l.
Afin d'améliorer le rendement de ces déchets, l'équipe dirigée par Hicham El Bakouri a développé un protocole de préparation des noyaux. Ainsi, les dattes sont d'abord séchées 3 jours à 70°C avant d'être mixées et tamisées. Les noyaux sont nettoyés des poussières et cendres par immersion pendant 8 heures dans un bain d'acide chlorhydrique (1 mol/l) avant d'être séchés à 100°C pendant 12 heures. Avec cette technique, seuls 0,1g sont nécessaires pour obtenir les mêmes résultats qu'avec 0.5g de noyaux non traités et ce, en seulement 3h30. Cette méthode de dépollution a été également étudiée à moyenne échelle sur quelques champs de la région de Loukkos (Nord-Ouest du Maroc); les chercheurs en ont profité pour informer et sensibiliser la population locale.
Jusqu'ici, la plupart des dépollutions s'effectuaient à l'aide de charbon actif. Avec un pouvoir absorbant légèrement supérieur, mais surtout un coût bien inférieur, les noyaux de dattes offrent une alternative concrète, écologique et abordable aux agriculteurs.
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